174381067_02245f64b2.jpgJe n'ai pas vraiment le vertige. Tout est une question de stabilité. Confortablement assise dans un avion ou debout près de la rambarde d'un observatoire juché au 120e étage, je me sens très à l'aise. Mais le fil de fer... m'angoisse.
Je sais que je dois bouger, avancer... mais la peur me paralyse. Aux moindres mouvements, mon fragile équilibre se rompt et je dois recommencer tout le travail de stabilisation.
Je ne suis pas une funambule...  A vrai dire, je n'ai jamais tenté l'expérience et je ne le ferai pas.
Mais je me sens quand même comme une funambule... au travail. J'avance prudemment, un pas à la fois, en tentant de conserver mon équilibre mental et émotionnel. Dès que je me sens en confiance, que la route est dégagée, une nouvelle rafale se manifeste. Parfois violente, m'obligeant à plier les genoux pour éviter le pire et parfois sournoise, car douce en apparence mais persistante et épuisante à la longue. Tant de vents contradictoires qui aident ou nuisent à la progression du funambule.
Être le vent ? Celui qui pousse ou déstabilise... judicieuse idée.
Se retirer du fil de fer et marcher sur la terre ferme le serait tout autant.
Apprivoiser ses peurs et le traverser... serait gratifiant. Mais à quel prix ?
En regardant la multiplication de mes cheveux gris ( au moins ils ne tombent pas !), la disparition de mon appétit et les sautes d'humeurs de mon estomac, je suis en droit de m'interroger.
Bien que prudente de nature, je n'ai jamais choisi les chemins les plus faciles et je sais pertinemment que pour réussir ce nouveau parcours, je devrai puiser à l'intérieur de moi des ressources encore inexploitées.

Ne vous inquiétez pas... je prends des vitamines, des griffes du diable, de l'huile de foie de morue...
Des suggestions ?

Patricia
20 février 2010

Par Patricia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

cartoon4.jpgAujourd'hui, je me sens l'âme d'une terroriste. Je ferais tout voler en éclats ! N'ayez pas peur... je fais référence à l'organisation de ma vie... de façon plutôt philosophique... d'ailleurs ! Trop sage, je suis trop sage, je devrais utiliser la bombe de Boris... la solution semble si simple, lorsque je le regarde... bombe à la main.
Encore un matin... ou l'angoisse m'a réveillé. Quel tintamarre !
C'est pire que le réveil-matin à 5h45... une journée sombre et froide. Affaiblie par le sommeil, l'esprit encore embrumé, il est difficile de combattre. Je suis donc restée étendue, vaincue par mon angoisse.
Ma volonté s'est finalement manifestée. Tel un ressort, je me suis levée. Enragée. Boris, esprit malin, avait pris possession de mon être. Tout me semblait si simple à présent... allumez la mèche... faire tout voler en éclats !
Trop sage... l'idée n'a fait que passer.
Je me suis traînée jusqu'au café et une ultime tentative de réorganisation a pris naissance dans mon esprit à mesure que les effluves de café emplissaient la pièce.
Pas de bombe pour l'instant. Désolée Boris !


Patricia
23 janvier 2010

Par Patricia - Communauté : Humeurs au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Hello_Joe.jpgOui... oui... une petite lobotomie Docteur... qui pourrait me convaincre que l'année a été bonne ... que j'ai été sensationnelle et que le monde est fantastique...
Chère dame, je n'ai pas besoin de vous faire une lobotomie pour cela... faites comme tant d'autres et fermez les yeux.
Docteur... même lorsque j'ai les yeux fermés, je continue à les entendre... leurs voix résonnent dans mon esprit.
Chère dame, je n'ai pas besoin de vous faire une lobotomie pour cela, faites comme tant d'autres et prenez des sommifères.
Docteur, je ne peux pas passer mon temps à dormir. Comment puis-je atteindre une certaine sérénité en gardant les yeux ouverts et les pieds hors du lit ?
Chère dame, je n'ai pas besoin de vous faire une lobotomie pour cela, faites comme tant d'autres et prenez des antidépresseurs.
Docteur, je ne peux pas passer le restant de ma vie sur les antidépresseurs. Vous le savez comme moi. Que puis-je faire pour acquérir cette attitude distante et confiante que rien ne semble pouvoir ébranler ?
Chère dame, je n'ai pas besoin de vous faire une lobotomie pour cela, faites comme tant d'autres et achetez-vous un Blackberry.
Je ne comprends pas.
Chère dame, les gens consultent constamment leur Blackberry et n'écoutent que d'une oreille distraite leur interlocuteur. Par conséquent, ils n'enregistrent que la moitié de l'information et conservent ainsi une attitude distante et confiante.
Je vois. Vous croyez donc qu'il suffit que je traîne dans ma poche ce petit bidule dans lequel je pourrais me réfugier, de temps en temps, lorsque je n'ai plus envie d'entendre mon interlocuteur et que je pourrais...
Docteur ?
Excusez-moi... un message... vous disiez ?
Bah... laissez tomber.

 

 

Patricia

19 décembre 2009

Par Patricia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Je suis une assassine. Sous les conseils d'un espèce de pseudo-botaniste de plantes comateuses,  j'ai procédé à un double lessivage en règle d'une de mes plantes favorites de la famille des palmiers domestiques. A grands coups de savon doux, j'ai nettoyé  les moindres recoins de son anatomie. Elle n'a pas aimé. Bien qu'il n'y ait plus de faune qui escalade et peuple sa verdure, elle me le fait payer cher.
 Elle affiche maintenant des tonalités de brun qui, je dois l'avouer, ne lui sied guère. Tout le vert profond et mystérieux de sa jeunesse a disparu. J'ai beau lui parler, lui dire qu'elle doit se reprendre, elle m'ignore et se rembrunit davantage.
Ce matin, je lui ai donné une dose massive d'oligo-éléments... ce qui équivaut pour nous à une séance d'électro-chocs. J'ai procédé également à une petite chirurgie esthétique visant à éliminer les parties gênantes de son anatonie. Elle me semble bien frêle maintenant... mais n'est-ce pas la tendance ? L'opulance crasse et tapageuse de jadis se fait beaucoup plus discrète aujourd'hui.
Quoiqu'il en soit, je crois qu'elle se sent bien seule dans son coin. Un peu de compagnie lui ferait du bien. Je lui ai même promis un petit voyage... question de s'ébouriffer la feuille et de voir du pays. Rien n'y fait. Elle s'incline davantage de jour en jour et revendique un retour à la terre pur et dur ! Assassine... je ne suis qu'une assassine qui ne connaît rien de rien à la psychologie botanique. Désormais, je devrais peut-être faire comme tant d'autres et m'intéresser de plus près aux plantes comateuses ! (dans le sens d'artificielles et non de paradis... )



Patricia
6 décembre 2009

Par Patricia
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Les Catherinettes... 
Jour béni. J'avais presque oublié les Catherinettes... cette fête qui célèbre et met de l'avant les délaissées du village. Lors d'une grande fête paroissiale, les Catherinettes préparaient une tire si collante que le gourmand ou l'inconscient qui s'aventurait trop près de leurs étals se retrouvait lié à la cuisinière par cette lanière de sucre qui ne pouvait se rompe qu'après des milliers et milliers de coups de langue. Nos grand-mères ne dépensaient pas des fortunes en parfum et déshabillés de toutes sortes... elles savaient que pour attirer et conserver le célibataire hésitant... il suffisait de lui coller les doigts.
Le subterfuge est bien connu aujourd'hui. Le célibataire hésitant ne mange plus de sucreries, car il a pu observer son grand-père aux doigts rougis et à la panse bien remplie. Le célibataire hésitant d'aujourd'hui célèbre les vertus du concubinage et de l'union libre. Exit... l'engagement solennel, les voeux éternels de fidélité... il veut être sûr de lui et bien tater le terrain. Les petites Catherinettes  ne sont pas en reste. Exit... l'esclavagisme domestique, la soumission aveugle... elles ont investi les universités et exercé leur domination sous d'autres cieux. Le célibataire hésitant se retrouve donc, de plus en plus fréquemment, sous la houppette, parfois féroce et cruelle, d'une Catherinette évoluant sur son propre territoire. Plus moyen de s'évader dans les champs ou de se cacher dans la grange... Il doit affronter les Catherinettes. Les conseils de son grand-père en la matière ne lui sont d'aucune utilité... puisqu'il a encore les doigts collés. Mais sa grand-mère se fait plus rassurante et lui dit qu'il vaut mieux en choisir une et rester vivant... que de mourir prématurément sous une horde de Catherinettes en furie. Légendaire sagesse...


Patricia
25 novembre 2009

Par Patricia - Communauté : Humeurs au quotidien
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Profil

  • : Patricia
  • Le blog de Patricia
  • : Québec Montréal
  • : Un brin fantasque ! Les situations cocasses du quotidien, les petits travers du genre humain,les grands et petits mystères de la vie... Tout ce qui me fait rire, râler, rêver...au quotidien...au gré de mes humeurs parfois chroniques !

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus